Les futurs enseignants pas très doués en français... ?

Publié le par Natbru

Alors qu'on déplore l'orthographe lamentable des enfants à leur entrée en 6ème, il semblerait qu'on ait aussi du souci à se faire du côté des profs...

Je vous rassure, ça se passe au Québec, où la polémique fait rage suite à la mise en place dès cet automne d'un nouvel examen national de français obligatoire (le TECFEE) pour les futurs enseignants avant d'entamer leur 3ème année d'étude.

Cet examen serait encore plus difficile que les tests de français auxquels les futurs professeurs étaient soumis jusqu'ici et dont les résultats étaient déjà très inquiétants, avec entre 40 % et 48 % de taux d'échec.

40 étudiants volontaires ont passé ce nouveau Test de certification en français écrit pour l'enseignement en novembre de l'année dernière. Moins de 50 % d'entre eux l'ont réussi...

Face à l'indignation et l'inquiétude soulevée dans le pays par de tels résultats, les futurs professeurs s'insurgent en affirmant que s'ils étaient soumis à ce test, seuls 5 à 10 % des gens le réussiraient.

Est-ce que cela doit rassurer les parents ? Je me mets à leur place. Comment blâmer les enfants quand ça pêche du côté de ceux qui sont sensés transmettre le savoir ?

Cette polémique sur la qualité du français des futurs enseignants québécois pourrait tout aussi bien être transposée chez nous.

Qui n'a pas corrigé, ou du moins noté avec effarement les fautes d'un maître ou d'une maîtresse (relativement jeunes la plupart du temps) dans un texte photocopié en multiples exemplaires ou sur des panneaux bien visibles en classe ?

Il est à mon sens normal qu'on soit aussi exigeant que le sont les Québecois vis-à-vis de leurs enseignants. L'avenir de nos enfants est entre leurs mains. Et ça n'est pas rien.

Publié dans Education

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